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  L'hôpital de Longjumeau
 

 

 

 

Les salles hospitalières trouvent leur origine aux XIIe et XIIIe siècle, où l'hospitalité était de recevoir les pèlerins et les malades. Il était normal qu'une telle institution soit créée à Longjumeau, première étape du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle après Paris.

Un extrait des registres et papiers terriers des seigneurs de Longjumeau, Chilly et Massy, datant de 1510, atteste de l'existence de l'Hôtel-Dieu de Longjumeau.

En 1772, les administrateurs confient la gestion de l'Hôtel-Dieu à Monsieur le curé pour prendre soin de la maison où sont présentes les soeurs de la Charité de Longjumeau.

Au XIX ème siècle, l'Hôtel-Dieu était devenu trop petit et ne correspondait plus aux besoins de l'époque. Dès 1858, les legs de tous genres sont mis en dépôt pour la fondation d'un nouvel hôpital-hospice moderne.

En 1894, les dons et legs produisent 7 058 francs par an. La municipalité décide, à l'unanimité, de dresser des plans et devis. Une commission comprenant les deux médecins de la ville donne son avis sur ce projet. Le 18 mars 1895, les plans de l'architecte Manin sont acceptés par le conseil municipal. Le devis est de 75 000 francs. Il est décidé la démolition des bâtiments vétustes qui sont situés à l'emplacement du futur hôpital.

La municipalité ayant fait remarquer que la ville est un lieu de grand passage et un gîte d'étape très important à la troupe, le ministère de l'Intérieur alloue, en 1897, une subvention de 15 000 francs. Le 23 mars 1898, le conseil municipal arrête le réglement intérieur du futur hôpital-hospice.

Le 20 mars 1898, M. Léon Robelin, maire de Longjumeau pose la première pierre. Six mois plus tard, le dimanche 4 septembre, un véritable record de vitesse, l'hôpital-hospice est inauguré. La presse publie un article élogieux : "C'est un coquet hôpital-hospice où toutes les prescriptions de l'hygiène moderne ont été observées".

De nombreuses personnalités représentant les ministères, les administrations départementales et cantonales sont réunies à l'hôtel de Ville. La cérémonie est grandiose.

Le 22 mars 1899, le conseil municipal décide, avec la voix prépondérante du maire, que le personnel de l'hôpital sera religieux.

Les soeurs de Saint-Vincent de Paul furent sollicitées et assuraient la quasi-totalité des tâches. La majorité des soeurs étaient infirmières, les autres s'occupaient de la cuisine et de la lingerie. Les aides et l'économat étaient assurés par des employés communaux. Les soeurs avaient l'avantage de loger sur place et d'être disponibles 24 heures sur 24. La nuit, en cas d'urgence, il n'était pas rare de voir une soeur courir en chaussons, la cornette de travers, ce qui ne manquait pas de faire sourire. Ce n'est que dans les années cinquante qu'elles furent remplacées par du personnel civil.

En 1901, la commission administrative sollicite une subvention pour un premier agrandissement. Durant la guerre de 1914-1918, Paul Binzt, fils d'un industriel longjumellois, est tué sur le front. Son père fait don de sa dot à l'hôpital qui procède au deuxième agrandissement qui devient le pavillon Paul.

L'air étant sain à Longjumeau, en 1929, on effectue un agrandissement important avec terrasse. Cet établissement est alors considéré comme sanatorium. Une morgue est édifiée au fond du jardin, c'était hélas indispensable.

La population grandissant, un bâtiment préfabriqué fut construit en 1962 pour abriter les vieillards. Toujours insuffisant et à l'étroit, en 1970 commencent les travaux du nouvel hôpital intercommunal (9 étages, 750 lits et tout le confort, une aire d'atterrissage pour les hélicoptères).