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La Commanderie des Templiers ou l'énigme
de Balizy |
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Nous pensons que la protection de notre patrimoine, le respect de nos sites et la qualité du cadre de vie, sont parmi les éléments essentiels pour le bonheur et l'équilibre de la population. C'est pourquoi nous parlerons de ce véritable monument qui nous reste de la Commanderie Templière de BALIZY fondée en 1288. Dans le vallon où coule le Rouillon, petit affluent de l'Yvette, a existé une Commanderie des Templiers dite Commanderie de Balizy. Il semble que rien ne soit parvenu jusqu'à nous de cette Commanderie (guerres, invasions, sinistres ?). Seuls subsistent, outre des tas de pierres épars, trois arches de pont que le père de notre éminent concitoyen, M. Victor CHAUDUN, a pu faire classer par les Beaux-Arts (en 1930), après avoir découvert au pied des piles, une pierre sculptée de la Croix de Malte (Symbole de l'Ordre du Temple mesurant 17 cm de long et 13,5 cm de haut). Sur ce pont, construit au XIIIème siècle, passe la route pavée menant de Longjumeau à la ferme du petit Balizy. La Commanderie demembrée lors de la disparition de l'Ordre, au début du XIVème siècle, semble avoir été construite sur ce site économique (et non pas stratégique), à l'emplacement d'un plus ancien monastère de l'Ordre de Malte. Si nous ajoutons que la tradition veut qu'une voie romaine passe également par cet endroit, que le tout se trouve dans des taillis où la viorme se mêle aux ronces et aux épineux, on conçoit mieux les difficultés auxquelles on se heurte à vouloir retrouver l'organisation interne de cette Commanderie. C'est pourtant à cette tâche que veut s'atteler la courageuse équipe du groupe "Archéologie" de "RENAISSANCE ET CULTURE", avec l'aide compétente de M. CHAUDUN, membre de la commussion des Arts et Antiquités de Seine et Oise. Où en sommes-nous ? Qu'y a-t-il se sûr ? Qu'y a-t-il à présumer ? Qu'y a-t-il à découvrir ? Le Rouillon (qui s'appelait, il y a plusieurs siècles, "RU LION"), beaucoup plus important qu'aujourd'hui, bordait, au nord-ouest, le mur d'enceinte. Il a été canalisé par les moines dans son cours actuel et régularisé par des dalles de grés disposées tous les 20 ou 30 mètres et barrant le lit dans toute sa largeur. des augets pratiqués dans ces pierres, indiquent qu'à l'époque, le courant ne devait pas passer par dessus les dalles. Il y avait ainsi une douzaine de déversoirs s'écoulant l'un dans l'autre et servant probablement de viviers à poissons. Le courant principal, dévié en amont, était amené par un aqueduc dans un étang assez important, dont on distingue encore la dépression, juste en amont du pont. Des trois arches actuelles, le Rouillon coule encore sous la plus importante, dans un tunnel d'une vingtaine de mètres de long. Sous les deux autres, actuellement hors d'eau, pouvait passer le trop plein de l'étang. Un éperon séparait ces deux arches contigües (ce qui donne une idée de l'importance du courant). Sous l'une d'elles, la mieux conservée, des chicanes de pierre laissent présumer l'existence d'un barrage en bois dont la destination pourrait indiquer la présence d'un moulin situé en aval. Une pierre de meule très ancienne a été retrouvée, du reste, dans le village et sert depuis toujours (au dires des habitants) comme margelle de puits dans une cour de ferme. Dans un autre coin, une vingtaine de dalles de grès de 0,50 à 2 mètres de longueur, toutes creusées d'un canal dans le sens longitudinal, laissent supposer une alimentation d'eau en aqueduc pour un réservoir en pleine terre existant encore, bien qu'en partie comblé par l'érosion. Au fond de ce réservoir, des meulières sur champ, prises dans la paroi, font penser à une entrée de souterrain. Avant la guerre, une prospection au pendule a donné des indications sur l'existance de souterrains. Communication avec plan a été faite par M. CHAUDUN au Bulletin Historique de Seine et Oise. Aucune indication ne peut actuellement être donnée quant à l'emplacement d'une chapelle et d'une nécropole qui devaient certainement exister. Une documentation importante pourrait être mise à jour et enrichir les collections et connaissances de notre passé. Qu'est-ce-qui a disparu aujourd'hui de cette Commanderie, acquise en 1300 par Enguerrand de Marigny, Ministre de Philippe Le Bel, quelques années avant la rafle du 17 novembre 1307 ?
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Pour en savoir plus : Rendez-vous au Musée
d'histoire et d'archéologie situé au 121 rue
F. Mitterand à Longjumeau Vous y trouverez l'histoire de "La Commanderie Templière de Balizy" publiée par Gérard Amaury. Nous souhaitons aussi que vous aidiez l'Association Renaissance et Culture ainsi que la Municipalité à protéger ce prestigieux témoin du passé ainsi que le site classé du parc municipal des Templiers. |
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